lundi 25 février 2008

L'annexion de l'Alsace-Moselle en 1940

L’annexion de l’Alsace Moselle en 1940



Le 3 septembre 1939 la France déclare la guerre à l’Allemagne. Suite à l’invasion de la Pologne par Hitler. Elle souhaite préserver l’Alsace Moselle qu’elle possède depuis 1871. C’est le début d’une longue période où de nombreux hommes périront, notamment au niveau de la frontière entre l’Allemagne et la France. Les populations de l’Alsace et de la Moselle sont aux premières loges de cet affront. On peut donc se demander comment les alsaciens et les mosellans ont-ils vécu cette annexion. En effet, elles ont dû évacuer leur région en 1939, suite à un ordre d’évacuation, pour y retourner moins d’un an plus tard.


1. L’évacuation des populations alsacienne et mosellane.

Au mois de septembre 1939, la population située près de la ligne Maginot doit évacuer les lieux. Cette ligne s’étend sur 5 à 20 kilomètres, de Thionville à Sundgau. Cette évacuation sera mise en œuvre en seulement trois jours. Les populations sont dirigées vers la France dite « de l’intérieur », notamment au Sud ouest. Les habitants des communes concernées gagnent les gares par les moyens du bord, souvent en carrioles, montent dans des trains parfois très rudimentaires, sont ravitaillés aux étapes du convoi par des cantines ambulantes. Certain aime cette nouvelle vie et s’y adaptent sans trop de problèmes. D’autres, ont des difficultés notamment dans la langue (dialectes), car la France du Sud possède un mode de vie et d’alimentation très différent du Nord Est.

2. Le retour de la population en Alsace Moselle entre juillet et décembre 1940.


Alors que la guerre n’est toujours pas finie, malgré l’armistice du 22 juin 1940, l’Allemagne souhaite récupérer l’Alsace et la Moselle. Les mosellans et les alsaciens sont une grande partie, 450000 habitants, à retourner dans leurs foyers. Ainsi ils sont sous l’occupation allemande et la plus part des hommes obliger de partir ou de repartir a la guerre contre les Français, qu’il défendais pourtant il y a moins d’un an. Cependant, l’importance de la population francophone amena les allemands à procéder à des expulsions massives, dont l’évêque, Joseph Heintz, expulsé dès le mois d’août 1940. Il est la figure emblématique de ces expulsions. En 1942, les mosellans resté ou retournés au pays furent soumis a l’incorporation de force. On remarque cependant plusieurs force de résistance à l’annexion comme le groupe Mario dirigé par un instituteur communiste Jean Burger alias "Mario", ou le Groupe Derhan plus proche des Gaullistes. Cela montre un fait important, c'est-à-dire que même sous un régime totalitaire, il subsiste des endroits, qui rendent possible l’affirmation d’un refus à la soumission.


3. L’occupation allemande jusqu’en 1944.


Contraint d’apprendre une autre langue, les mosellans et les alsaciens, en oublient le français a l’école : c’est la cas de Tomi Ungerer. Lorsqu’il rentre à la maison, il parle le français avec sa mère, mais pour se souvenir de cette époque et pour servir de témoignage aux générations suivantes, il écrit un journal. Son français écrit à l’apparence de celle d’un enfant de huit ans. Petit à petit, le mode de vie allemand remplace celui des français. L’éducation, l’alimentation , la politique allemande prennent de plus en plus de place au sein des familles sous l’occupation allemande.


4. La libération

Après l’armistice du 8 Mai 1945, l’armée et l’administration française remettent en place les institutions de la République. Les allemands sont expulsés, les alsaciens et les mosellans « ralliés » aux allemands sont arrêtés. L’annexion n’a aucune valeur juridique. La population éprouve d’importants problèmes de ravitaillement en vivres et en énergie, et de conversion du Reichmark en franc. Le sort des prisonniers de guerre dont on est sans nouvelle, inquiète de nombreuses familles. Les esprits sont meurtris et les blessures morales vives.

Ubersetzung auf deutsch...


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